Email Marketing

Exigences pour les expéditeurs Gmail et Yahoo : ce que les responsables marketing d'établissements doivent modifier

Utilisez ce guide pour déterminer si Gmail et Yahoo considèrent votre établissement comme un expéditeur de masse, et ce qu'il faut corriger en priorité.

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Part of the guide topicEmail marketing compliance for venues

Depuis février 2024, Gmail et Yahoo exigent des expéditeurs en masse qu'ils authentifient leurs e-mails avec SPF, DKIM et DMARC. Gmail fixe le seuil d'envoi en masse à 5 000 messages par jour. Les expéditeurs en masse doivent également proposer la désinscription en un clic, respecter les demandes de retrait sous deux jours et maintenir le taux de spam signalé sous la barre des 0,3 %. Pour les établissements, cela implique de corriger votre domaine d'envoi et d'adresser des e-mails uniquement aux visiteurs ayant donné leur consentement.

Quelles sont les exigences des expéditeurs Gmail et Yahoo ?

Google et Yahoo ont annoncé des règles communes pour les expéditeurs en octobre 2023 à l'intention de toute personne envoyant des e-mails vers leurs boîtes de réception personnelles. L'application a débuté en février 2024. La désinscription en un clic est devenue obligatoire pour les expéditeurs en masse sur Gmail à partir de juin 2024. Les règles divisent les expéditeurs en deux catégories, et la seconde catégorie concentre la majeure partie du travail.

Trois termes reviennent régulièrement :

  • SPF (Sender Policy Framework) est un enregistrement DNS qui répertorie les serveurs autorisés à envoyer des e-mails pour votre domaine.
  • DKIM (DomainKeys Identified Mail) ajoute une signature cryptographique à chaque message. Cela prouve que le message n'a pas été altéré et le rattache à un domaine d'envoi.
  • DMARC (Domain-based Message Authentication, Reporting and Conformance) indique aux fournisseurs de messagerie la marche à suivre lorsque SPF ou DKIM échoue. Il vous envoie également des rapports quotidiens sur les personnes qui envoient des e-mails en utilisant votre nom.

Les règles que chaque expéditeur doit respecter

Chaque établissement qui envoie un e-mail à une adresse gmail.com, googlemail.com ou yahoo.com doit respecter un niveau de référence, quel que soit son volume. Les consignes destinées aux expéditeurs d'e-mails de Google le définissent clairement :

  • Authentifier les e-mails avec SPF ou DKIM.
  • Envoyer depuis des domaines et des adresses IP disposant d'enregistrements DNS directs et inversés valides.
  • Utiliser une connexion TLS, qui chiffre le message durant son acheminement.
  • Maintenir le taux de spam affiché dans Google Postmaster Tools sous les 0,3 %.
  • Ne jamais envoyer d'e-mails marketing prétendant provenir d'une adresse gmail.com.

Votre plateforme d'envoi gère généralement les enregistrements DNS pour ses serveurs ainsi que le protocole TLS. L'authentification du domaine et le taux de spam restent sous votre responsabilité.

Les règles supplémentaires pour les expéditeurs en masse

Google définit un expéditeur en masse comme une entité qui envoie près de 5 000 messages ou plus vers des comptes Gmail personnels dans un délai de 24 heures. Les e-mails provenant du même domaine principal sont comptabilisés ensemble, vos sous-domaines s'accumulent donc. Une fois le seuil franchi, Google vous considère comme un expéditeur en masse de manière permanente. Yahoo applique les mêmes exigences pour les envois en masse, mais ne publie pas de seuil chiffré.

Les expéditeurs en masse doivent également :

  • S'authentifier à la fois avec SPF et DKIM.
  • Publier un enregistrement DMARC avec une politique d'au moins p=none, ce qui signifie "surveiller et signaler" plutôt que "bloquer".
  • Aligner le domaine de l'adresse d'expéditeur (From) avec le domaine qui valide SPF ou DKIM.
  • Prendre en charge la désinscription en un clic dans les messages marketing, telle que définie dans la norme RFC 8058, et inclure un lien de désinscription visible dans le corps du message.
  • Traiter les demandes de désinscription sous deux jours.
Exigence Tous les expéditeurs Expéditeurs en masse (5 000+ par jour vers Gmail) Ce qu'un établissement doit modifier
SPF SPF ou DKIM requis SPF et DKIM tous deux requis Ajoutez votre plateforme d'envoi au enregistrement SPF de votre domaine
DKIM SPF ou DKIM requis Requis, signé avec votre domaine Authentifiez votre domaine dans votre plateforme d'envoi
DMARC Non requis Requis, politique au moins égale à p=none Publiez un enregistrement DMARC avec une adresse de rapport
Alignement de l'adresse d'expédition Non requis Le domaine expéditeur doit correspondre au domaine SPF ou DKIM Envoyez depuis votre propre domaine, jamais depuis une adresse gmail.com ou yahoo.com
Désabonnement en un clic Non requis Requis sur les messages marketing (RFC 8058) Confirmez que votre plateforme ajoute les en-têtes List-Unsubscribe et List-Unsubscribe-Post
Traitement des désabonnements Pas de délai Gmail ; le GDPR exige toujours l'arrêt Sous deux jours Synchornisez les désinscriptions avec tous les systèmes contenant des données invités
Taux de spam Inférieur à 0,3 % Inférieur à 0,3 % ; Google conseille moins de 0,1 % Surveillez Postmaster Tools et envoyez en priorité aux récents visiteurs
DNS et TLS Requis Requis Confirmez auprès de votre plateforme d'envoi

Pourquoi les exigences d'expéditeur sont-elles importantes pour un établissement ?

L'enjeu est le revenu par envoi. Une campagne qui atterrit dans les spams ne rapporte rien, quelle que soit la qualité de l'offre. Un rejet par Gmail est pire, car le message n'arrive jamais. Votre programme de visites récurrentes ne fonctionne que si votre e-mail atteint la boîte de réception.

Trois caractéristiques du marketing d'établissement vous rapprochent de ces règles plus que vous ne le pensez.

Votre liste est composée d'adresses personnelles

Les invités se connectent au WiFi invité sur leur propre téléphone avec l'adresse qu'ils utilisent au quotidien. Une liste collectée via le WiFi est donc majoritairement orientée vers des fournisseurs de messagerie grand public plutôt que vers des comptes professionnels. Avant de modifier quoi que ce soit, comptez les adresses gmail.com, googlemail.com, yahoo.com et outlook.com de votre liste. Cette proportion vous indique dans quelle mesure votre revenu par envoi dépend de ces règles.

Les envois des établissements sont très variables

Un groupe de restauration envoie une newsletter par mois à tout le monde. Un stade envoie un e-mail à tous les supporters un jour de match. Un commerçant intensifie ses envois lors du Black Friday. Votre volume quotidien peut passer de 2 000 à 30 000 du jour au lendemain. Un seul pic dépassant 5 000 messages Gmail en 24 heures vous classe définitivement comme un expéditeur de masse.

Les signalements de spam comptent ; les désabonnements non

Un invité qui s'est connecté une seule fois il y a 18 mois peut ne pas reconnaître votre nom d'expéditeur. S'il clique sur "Signaler comme spam" au lieu de "Se désabonner", ce signalement est comptabilisé dans votre plafond de 0,3 %. Un désabonnement n'a pas cet impact. Chaque invité qui trouve facile de se désabonner est un invité qui ne vous signale pas.

Comment les exigences d'expéditeur fonctionnent-elles en pratique ?

La conformité se résume à trois tâches : authentifier votre domaine, faciliter le désabonnement et maintenir les réclamations à un niveau bas. Chacune d'entre elles est mesurable.

Authentifiez le domaine depuis lequel vous envoyez

Commencez avec un domaine qui vous appartient, tel que votreetablissement.fr. Un café indépendant envoyant sa newsletter depuis une adresse gmail.com via une plateforme marketing échouera. Gmail et Yahoo publient des politiques DMARC sur leurs propres domaines. Ainsi, le courrier prétendant provenir d'eux mais expédié d'ailleurs échoue à l'authentification.

Ensuite, authentifiez votre domaine au sein de votre plateforme d'envoi. La plupart des plateformes vous fournissent des enregistrements DKIM et un enregistrement return-path personnalisé à ajouter à votre DNS. Cette étape crée un alignement : le domaine que les visiteurs voient dans la ligne De correspond au domaine qui valide les contrôles.

Publiez ensuite un enregistrement DMARC avec p=none et une adresse de rapport. Lisez les rapports agrégés pendant deux à quatre semaines. Ils indiquent chaque service envoyant des e-mails en utilisant votre domaine, y compris le système de réservation ou l'application de fidélité que vous aviez oubliés. Une fois que chaque expéditeur légitime valide les contrôles, passez à p=quarantine puis p=reject. Cela empêche quiconque de usurper l'identité de votre établissement.

Pour vérifier une campagne en direct, envoyez-la à une boîte de réception Gmail et ouvrez "Afficher l'original". Gmail affiche un succès ou un échec pour SPF, DKIM et DMARC en haut. Notre guide sur la délivrabilité des e-mails pour les établissements : une liste de contrôle de conformité traite chaque enregistrement plus en détail.

Rendre le désabonnement possible en un seul clic

Le désabonnement en un clic repose sur deux en-têtes de message définis dans la norme RFC 8058 : List-Unsubscribe et List-Unsubscribe-Post. Lorsque les deux sont présents, Gmail et Yahoo peuvent afficher une option de désabonnement à côté du nom de votre expéditeur. Le visiteur se désabonne sans visiter de page de préférences ni se connecter. Vous devez toujours inclure un lien de désabonnement visible dans le corps de l'e-mail.

Le GDPR fixe la même exigence sous un angle différent. L'article 7(3) stipule que retirer son consentement doit être aussi simple que de le donner. L'article 21(3) précise que dès que quelqu'un s'oppose au marketing direct, vous devez cesser l'envoi. Au Royaume-Uni, le UK GDPR et les Privacy and Electronic Communications Regulations (PECR) régissent également les e-mails marketing.

Le délai de deux jours met en lumière une lacune courante. Si un désabonnement arrive dans votre plateforme d'e-mailing mais pas dans vos données WiFi ou CRM, le visiteur peut réapparaître sur la liste. Cela peut se produire lors de sa prochaine visite ou de votre prochaine importation. Assurez-vous que chaque désabonnement atteigne tous les systèmes détenant des dossiers de visiteurs.

Maintenir les signalements de spam en dessous de 0,3 %

Google Postmaster Tools est gratuit. Vérifiez votre domaine pour connaître votre taux de spam quotidien : la part des messages reçus en boîte de réception que les destinataires marquent comme spam. Les données ne s'affichent que lorsque votre volume d'envoi vers Gmail est suffisamment élevé.

Le calcul est d'une grande rigueur. Si 20 000 de vos messages atteignent les boîtes de réception Gmail en une journée, 60 signalements de spam vous font passer à 0,3 %. Google conseille de rester en dessous de 0,1 %, soit 20 signalements.

Quatre leviers vous permettent de rester sous cette limite :

  • Envoyez d'abord aux récents visiteurs. Un visiteur venu le mois dernier vous reconnaît. Un visiteur venu il y a deux ans pourrait ne pas vous reconnaître.
  • Utilisez le nom de votre établissement comme nom d'expéditeur. Les visiteurs ont accepté de recevoir les e-mails de " The Crown ", et non de votre société mère.
  • Respectez la promesse faite lors de l'inscription. Si la collecte via le WiFi mentionnait des offres et des événements, envoyez des offres et des événements, pas une newsletter quotidienne.
  • Contrôlez la fréquence pendant les pics d'activité. Noël est la période où chaque établissement communique le plus, et où la patience des clients est la plus faible.

Scénario appliqué : la newsletter mensuelle d'un groupe hôtelier

Les chiffres présentés dans les deux scénarios sont des calculs illustratifs et ne représentent pas des résultats clients réels.

Situation. Un groupe de cinq hôtels possède 60 000 adresses e-mail collectées via le WiFi visiteurs. Environ 24 000 adresses sont en gmail.com ou googlemail.com. Le groupe envoie une newsletter mensuelle à l'ensemble de la base, depuis hello@hotelgroup.co.uk, via une plateforme marketing classique. Chaque envoi dépasse 5 000 messages Gmail, le groupe est donc considéré comme un expéditeur de masse. L'option "Afficher l'original" révèle que la clé DKIM est signée avec le domaine de la plateforme, et non celui du groupe. Il n'y a aucun enregistrement DMARC. Chaque hôtel envoie également ses propres offres depuis un sous-domaine, et ce volume est comptabilisé sous le même domaine principal.

Ce qui a été fait. L'équipe marketing a authentifié hotelgroup.co.uk dans la plateforme, en ajoutant ses enregistrements DKIM et return-path. Elle a publié un enregistrement DMARC avec p=none sur le domaine principal, couvrant également les sous-domaines des hôtels. Elle a confirmé la présence de l'en-tête List-Unsubscribe-Post lors d'un envoi de test. Enfin, elle a connecté les désabonnements de la plateforme à la base de données visiteurs afin que les personnes désinscrites restent exclues.

Résultat mesurable. Le résultat est visible à deux endroits. Dans "Afficher l'original", la newsletter passe d'un échec DMARC à une validation DMARC réussie pour SPF, DKIM et DMARC. Dans Postmaster Tools, l'équipe définit un budget de réclamations : pour 24 000 destinataires Gmail, un taux de 0,1 % représente moins de 24 signalements comme spam par envoi. Ce chiffre devient le KPI analysé après chaque campagne, aux côtés des revenus générés par envoi.

Scénario appliqué : la campagne de Noël d'un centre commercial

Situation. Un centre commercial a collecté 120 000 adresses de visiteurs via le WiFi visiteurs sur trois ans. Environ 48 000 sont sur Gmail. Pour Noël, l'équipe marketing souhaite envoyer un e-mail à l'ensemble de la base. Les données de fréquentation montrent que 20 000 de ces visiteurs Gmail ne se sont pas connectés depuis 18 mois.

Ce qui a été fait. L'équipe a évalué le risque avant l'envoi. Elle a estimé que le groupe inactif signalerait les e-mails comme spam à hauteur de 0,6 % et les visiteurs actifs à hauteur de 0,05 %. Cela représente 120 signalements pour le groupe inactif et 14 pour le groupe actif. Le total s'élève à 134 signalements sur 48 000 messages, soit 0,28 % : une seule mauvaise après-midi suffirait à dépasser la limite tolérée. L'équipe a donc divisé la liste. Les visiteurs venus au cours des 12 derniers mois ont reçu la campagne de Noël. Les visiteurs inactifs ont reçu un court e-mail de réengagement en octobre, envoyé par lots quotidiens. Toutes les personnes n'ayant pas ouvert ou cliqué ont été exclues avant la période de pointe.

Résultat mesurable. Selon les mêmes hypothèses, l'envoi de Noël aux 28 000 visiteurs Gmail actifs génère environ 14 signalements, soit 0,05 %. Cela laisse une marge de sécurité pour tous les envois suivants en décembre. Les visiteurs ayant confirmé à nouveau leur intérêt en octobre réintègrent le segment actif avec un consentement mis à jour.

Comment ces exigences d'expéditeur s'intègrent-elles au reste de votre stratégie marketing ?

Les règles ne jugent pas votre plateforme d'e-mailing. Elles jugent votre liste et la façon dont les visiteurs y réagissent. Cela déplace la question difficile en amont : comment constituez-vous la liste en premier lieu ?

Le consentement au point de collecte

L'article 4(11) du GDPR définit le consentement comme étant donné librement, spécifique, éclairé et univoque. L'article 7(1) exige que vous prouviez que chaque personne l'a donné. Un visiteur qui a coché une case d'opt-in non précochée lors de la connexion au WiFi, après avoir vu ce que vous allez envoyer, respecte ce critère. Ce même visiteur est bien moins susceptible de vous signaler comme spam.

C'est là que Purple se distingue de Mailchimp, Klaviyo et HubSpot. Ces plateformes sont conçues pour envoyer des campagnes à une liste que vous possédez déjà. Le Guest WiFi constitue la liste pour vous. Chaque connexion peut capturer un opt-in issu d'un choix conscient, de sorte que les adresses arrivent sous forme de données propriétaires consenties. En 2024, Purple a géré 440 millions de connexions sur plus de 80 000 sites actifs (données internes de Purple). Purple s'intègre également aux plateformes de CRM et de marketing, ce qui vous permet de conserver l'expéditeur que vous utilisez aujourd'hui si vous préférez.

Segmenter par visite, non par date d'inscription

Une liste constituée via le WiFi contient des données de visite à côté de l'adresse e-mail. Vous pouvez voir qui est venu la semaine dernière, qui vient tous les mois et qui n'est pas revenu depuis l'été. Cela vous permet de contacter les visiteurs récents en premier, ce qui constitue le levier le plus efficace sur le taux de spam. La présentation du produit Purple Engage montre comment les segments basés sur les visites alimentent les campagnes. Les données de visite étayent également la fidélité : voir créer un programme de fidélité pour restaurant basé sur l'e-mail et le WiFi.

Décider de ce qu'il faut changer en premier

Votre situation Votre statut À changer en premier Comment vérifier
Établissement indépendant envoyant depuis une adresse gmail.com ou yahoo.com Échoue au contrôle DMARC chez Gmail et Yahoo quel que soit le volume Passez à un domaine qui vous appartient et authentifiez-le La fonction "Afficher l'original" de Gmail indique que le DMARC est validé
Site unique, moins de 5 000 messages Gmail par jour Les règles pour tous les expéditeurs s'appliquent SPF ou DKIM sur votre domaine, taux de spam inférieur à 0,3 % Rapports de plateforme et Postmaster Tools
Groupe envoyant une seule newsletter à toute la liste Expéditeur de masse, de manière permanente DKIM sur votre domaine, DMARC à p=none, désabonnement en un clic Rapports d'agrégation DMARC
Marque possédant un sous-domaine par établissement Le volume est comptabilisé au niveau du domaine principal Un enregistrement DMARC sur le domaine principal couvrant les sous-domaines Les rapports DMARC listent chaque sous-domaine
Réactivation d'adresses de plus de 12 mois Risque le plus élevé de signalement en spam Campagne de réautorisation avant tout envoi massif Taux de spam par jour dans Postmaster Tools
Envoi de confirmations de réservation et de reçus Les règles d'authentification s'appliquent Séparez les e-mails transactionnels des e-mails marketing En-têtes vérifiés sur un envoi de test

Quelles sont les limites des règles ?

Ces exigences fixent un seuil minimal, pas une garantie. Gardez ces limites à l'esprit :

  • La conformité ne garantit pas la délivrabilité en boîte de réception. Gmail et Yahoo continuent de filtrer en fonction de l'engagement et du contenu. Une campagne conforme que personne n'ouvre peut tout de même finir dans les spams.
  • Seuls les comptes personnels comptent. Le seuil de 5 000 de Gmail prend en compte les adresses Gmail personnelles, et non les comptes professionnels Google Workspace.
  • Le statut d'expéditeur de masse n'expire pas. Une fois la limite franchie, les règles pour les envois en masse s'appliquent à tous les envois suivants, y compris pendant les mois les plus calmes.
  • Les e-mails transactionnels sont partiellement exemptés. Google n'impose pas le désabonnement en un clic pour les messages transactionnels tels que les confirmations de réservation. L'authentification reste toutefois obligatoire.
  • La conformité Gmail n'est pas la conformité GDPR. Réussir les tests DMARC ne dit rien sur votre base légale d'envoi. Le registre des consentements et la gestion des désabonnements sont des obligations distinctes.
  • Microsoft a suivi le mouvement. En 2025, Microsoft a introduit des exigences SPF, DKIM et DMARC comparables pour les domaines envoyant plus de 5 000 messages par jour vers des adresses Outlook.com, Hotmail.com et Live.com.

Que devez-vous faire ensuite ?

Suivez ces six étapes dans l'ordre. La plupart des établissements réalisent les quatre premières en une semaine.

  1. Évaluez votre exposition. Déterminez la proportion de votre liste d'invités utilisant Gmail, Yahoo et Outlook, ainsi que votre volume quotidien maximal pour chacun.
  2. Envoyez depuis votre propre domaine. N'utilisez plus d'adresses d'expéditeur en gmail.com ou yahoo.com.
  3. Authentifiez et alignez. Ajoutez le SPF et le DKIM pour votre plateforme d'envoi, puis publiez le DMARC avec p=none et une adresse de rapport.
  4. Confirmez le désabonnement en un clic. Vérifiez la présence des en-têtes List-Unsubscribe et List-Unsubscribe-Post, et assurez-vous que les désabonnements sont répercutés sur toutes les bases de données d'invités sous deux jours.
  5. Inscrivez-vous sur Postmaster Tools. Fixez un objectif de taux de plainte inférieur à 0,1 % pour chaque campagne et analysez-le en parallèle du chiffre d'affaires généré par envoi.
  6. Nettoyez la liste à la source. Segmentez par date de dernière visite, sollicitez à nouveau le consentement des invités inactifs et collectez de nouvelles adresses avec une option d'adhésion explicite sur le WiFi invité.

Pour consulter la liste de contrôle complète enregistrement par enregistrement, voir email deliverability for venues: a compliance checklist.

Foire aux questions

Les exigences d'expéditeur de Gmail et Yahoo s'appliquent-elles à un seul restaurant ?

Oui, les règles de base s'appliquent à tous les expéditeurs, quelle que soit leur taille. Vous devez disposer du SPF ou du DKIM, d'enregistrements DNS valides, d'une connexion TLS et d'un taux de spam inférieur à 0,3 %. Les règles plus strictes pour les envois en masse, notamment le DMARC et le désabonnement en un clic, s'appliquent dès que vous envoyez près de 5 000 messages à Gmail en 24 heures. Une seule newsletter envoyée à une vaste liste collectée via le WiFi peut franchir cette limite, pensez donc à vérifier votre journée de pointe.

Puis-je continuer à utiliser Mailchimp, Klaviyo ou HubSpot avec les données d'invités collectées via le WiFi ?

Oui. Purple s'intègre aux plateformes CRM et marketing, afin que les données d'invités collectées sur le WiFi puissent alimenter l'outil d'envoi que vous utilisez aujourd'hui. Les règles de Gmail et Yahoo s'appliquent à la plateforme qui achemine l'e-mail. L'authentification repose sur votre propre domaine, vous configurez donc le SPF, le DKIM et le DMARC une seule fois pour chaque plateforme qui envoie des e-mails au nom de votre établissement.

Les visiteurs ayant donné leur accord lors de la connexion WiFi sont-ils valides selon les règles de consentement du GDPR ?

Oui, à condition que le consentement soit un choix conscient. L'article 4(11) du GDPR exige que le consentement soit libre, spécifique, éclairé et univoque. En pratique, cela se traduit par une case non cochée par défaut, une formulation claire sur ce que vous allez envoyer et un choix distinct de l'acceptation des conditions d'utilisation du réseau. L'article 7(1) vous impose également de prouver le consentement de chaque visiteur, veillez donc à conserver ces registres.

Que se passe-t-il si notre taux de spam dépasse 0,3 % ?

Gmail et Yahoo seront plus susceptibles de filtrer ou de rejeter vos e-mails, et le rétablissement de votre réputation prendra du temps. Les consignes de Google indiquent que les expéditeurs dépassant 0,3 % ne sont pas éligibles à l'atténuation de leurs problèmes de délivrabilité tant que le taux ne diminue pas. Interrompez les envois vers les segments les plus anciens, envoyez des e-mails uniquement aux visiteurs récents et vérifiez que la désinscription s'effectue en un seul clic. Surveillez ensuite Postmaster Tools quotidiennement jusqu'à ce que le taux se maintienne sous 0,1 %.

Avons-nous besoin d'une adresse IP dédiée pour respecter ces exigences ?

Non. Ni Gmail ni Yahoo n'exigent d'adresse IP dédiée. Les exigences se concentrent sur votre domaine d'envoi : authentification, alignement, désinscription en un clic et taux de spam. La plupart des établissements envoient leurs e-mails depuis l'infrastructure partagée de leur plateforme sans aucun problème. Une IP dédiée ne prend son sens qu'à un volume élevé et régulier, car elle nécessite des envois constants pour établir et maintenir une bonne réputation.

La désinscription en un clic s'applique-t-elle aux confirmations de réservation et aux reçus ?

Non. Google n'exige pas la désinscription en un clic sur les messages transactionnels tels que les confirmations de réservation, les reçus ou les réinitialisations de mot de passe. L'authentification reste cependant applicable à ces messages. N'ajoutez jamais de contenu promotionnel à un message transactionnel pour contourner la règle, car cela le transformerait en e-mail marketing. De nombreux établissements envoient leurs e-mails transactionnels depuis un sous-domaine distinct, ce qui permet de séparer clairement les deux flux.

Combien cela coûte-t-il de devenir conforme ?

Généralement rien de plus que du temps de travail pour vos équipes. SPF, DKIM et DMARC sont des enregistrements DNS que vous publiez via votre registrar de domaine sans frais supplémentaires. Google Postmaster Tools est gratuit. La plupart des établissements ont besoin de quelques heures pour publier les enregistrements, suivies de deux à quatre semaines de rapports DMARC. Le coût principal provient du nettoyage des listes, car la suppression des visiteurs inactifs réduit votre volume d'envoi.